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Route du Rhum - Bertrand Delesne. Ça tape très fort dans le Golfe de Gascogne ! - ©

Route du Rhum – Bertrand Delesne. Ça tape très fort dans le Golfe de Gascogne !

Le 6 novembre 2018

Bertrand Delesne a été joint par l’organisation de la Route du Rhum ce matin après une nuit très compliquée et des problèmes techniques à gérer dans des vents de 35 à 40 noeuds. Les conditions semblent s’améliorer pour le moment avant l’arrivée de nouveaux fronts dépressionnaires instables accompagnés de rafales à plus de 40 noeuds. Bertrand est actuellement 19ème des Class40.

« J’ai pu renvoyer de la toile après une nuit qui a été très compliquée. J’ai eu un problème de pilote qui n’enclenchait plus, j’étais vraiment en galère, parce que je ne pouvais plus lâcher la barre et ça s’est passé quand le vent montait le plus fort. J’avais anticipé mes changements de voile, mais il me restait le tourmentin à mettre et à prendre des ris dans la grand-voile. Comme je ne pouvais plus lâcher la barre, j’ai dû me mettre à la cape, le temps de trouver la panne, c’était assez impressionnant. Le génois s’est alors déroulé alors qu’il y avait des rafales de 35-36 nœuds, c’était tout en même temps, je me demandais comment ça allait se finir. Je me suis même demandé comment j’allais faire pour rejoindre un port avec ce génois qui s’était déroulé en partie ; pendant une dizaine de milles, je n’ai fait que du nord, là, je suis de nouveau en course, ça coûte cher au classement, mais c’est mieux que de devoir s’arrêter. J’espère avoir passé mon lot de galères, mais je me méfie de la loi des séries. Là, les conditions s’améliorent, j’ai 20-25 nœuds au sud-ouest, le soleil arrive. La mer est forte, ça tape, mais avec du soleil, ça passe mieux. Le premier jour, je me suis rendu compte que je n’avais pas assez navigué, je manquais d’appuis et de repères un peu partout, j’avais l’impression d’être sur un skateboard et de ne pas réussir à tenir debout, c’est normal, ce sont des automatismes qu’on acquiert quand on fait toute la saison. Maintenant, j’ai l’impression d’avoir repris le fil conducteur, j’ai hâte de glisser sous Lisbonne, nous avons encore des fronts dépressionnaires à passer, de la mer à gérer, mais c’est chouette d’être là, je suis content. Quand on enlèvera la combinaison sèche et qu’on aura cleané le bateau, ça sera pas mal ».

 

Écoutez Bertrand à la vacation de ce matin :

 

Crédit photo : © Lizzart Prod

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