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Justine Mettraux 14ème de la 1ère étape de la Solitaire Urgo Le Figaro - ©

Justine Mettraux 14ème de la 1ère étape de la Solitaire Urgo Le Figaro

Le 7 juin 2019

Justine Mettraux a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Solitaire Urgo Le Figaro à Kinsale (Irlande) jeudi 6 juin à 21h03 (CET). Partie dimanche 2 juin à 16h25 de Pornichet, la skippeuse TeamWork a parcouru les 553 milles théoriques de cette étape en 4 jours 4 heures 38 minutes et 40 secondes, décrochant ainsi la 14ème place.

La 1ère étape de cette 50ème édition de la Solitaire Urgo Le Figaro a été longue et pleine de rebondissements. Justine a su tirer son épingle du jeu et déjouer le piège de la mer Celtique. Avec 1h03 de retard sur Yoann Richomme (Hellowork – Groupe Télégramme), le vainqueur de l’étape, Justine reste dans le match pour la suite de la compétition. Place maintenant à la récupération et la préparation de la 2ème étape qui arrive vite puisque le départ sera donné dans 2 petits jours.

Les réactions de Justine :
« Cette première étape n’a pas été facile avec pas mal de retournements de situation. Je ne me suis pas beaucoup reposée, donc il va falloir que je fasse attention à ça sur la prochaine étape. J’étais bien fatiguée la 2ème nuit et la dernière nuit aussi, ça ne m’a pas fait très bien naviguer sur ces tronçons.
Sinon, en vitesse ça allait. J’ai fait le bon choix sur la montée vers l’Irlande. Je pensais que ça pouvait passer partout et au final on a eu de la réussite, avec les conditions qui passent dans notre sens. C’est sûr que c’est une bonne étape. À 1 heure du premier, je suis contente. Après, il y en a qui ont perdu beaucoup beaucoup de temps sur celle-là, ça va être difficile de se refaire pour eux au général, donc j’étais désolée pour eux d’entendre les classements, c’est vraiment dur de mal finir sur une première étape comme ça et de te dire que la course est bâchée dès le début. Donc une petite pensée pour tous ceux pour qui ça s’est passé comme ça.
On a peu de temps pour récupérer avant de repartir. Henri est déjà en train de travailler sur le bateau et moi je dors, je vais retourner me coucher un peu avant de passer au bateau cet après-midi et commencer à checker la météo pour la suite. »

 

À écouter également les réactions de Justine à son arrivée au ponton hier soir :

En français :
Interview ponton français :
 
« C’était bien long, bien fatiguant, puis ça c’est tout joué sur le bord pour monter en Irlande. C’est là que ça a fait le tri. Je n’étais pas très contente de la façon dont j’avais navigué avant, en faisant ce bord juste, tu t’en sors bien, mais tu ne savais pas ce qui allait se passer avec les moyens qu’on avait à bord, les infos qu’on avait, tu pouvais te dire que les trois options pouvaient passer et on saurait à la fin. Je ne pensais pas que ça ferait autant d’écart au final. Quand tu entends que les gars sont à quarante milles là, ça fait ch… pour eux.
Le bateau ouvre plus le match, je pense que tu peux plus revenir. Tu as plus d’accélération dès que tu as un peu plus de vent que les autres. Tu peux te refaire beaucoup plus qu’avant. La 1ère nuit, il y a un paquet qui était déjà à 5 milles, au final, ils reviennent en 2/2. Il y a plus de bascules de flotte il me semble que ce qu’il se passait avant. Ça n’a pas autant d’impact qu’avant en Figaro 2 où quand tu étais 2 milles derrière un gars c’était déjà le drame. Je pense que c’est parce qu’il y a plus d’écart, donc il y a des stratégies par paquet qui s’organisent, suivant où tu es dans le classement. Tu ne veux peut-être pas te retrouver tout seul à faire ton truc dans ton coin. Donc c’est plus comme ça que ça se fait. Avant, tout le monde se voyait plus et là c’est moins le cas.
C’était assez soutenu, les conditions étaient bien instables vu qu’on était pas mal dans le flux de Nord-Ouest, bien perturbé. Donc pendant longtemps, c’était compliqué de se reposer tranquillement sans trop perdre, donc j’ai passé pas mal de temps sur le pont et il va falloir bien se reposer maintenant.
Je suis contente car en temps il n’y a pas un gros écart par rapport au leader par rapport à ce qu’il va y avoir pour d’autres, donc c’est positif.  » 
 
En anglais :

Traduction de l’interview ponton en anglais :

 » Je suis bien fatiguée mais je suis contente. La Solitaire c’est une course au temps et je ne suis pas trop loin derrière le 1er. Je suis revenue de loin, j’ai bien navigué… enfin je n’ai pas bien navigué jusqu’à la fin, car j’aurai pu faire un peu mieux. Il y a eu beaucoup de changements dans les classements, une fois tu es bien placée et tu te dis que c’est bien, après, il y a une transition et tu as un groupe avec 15 bateaux qui te passent devant donc tu as tout à refaire. En Figaro, tu te dis toujours qu’il y aura une possibilité de revenir jusqu’à la toute fin, on voit ça souvent. Tu dois toujours te dire que c’est possible, d’autant plus maintenant avec le nouveau bateau, on a vu qu’Armel était 40mn derrière. Et je me disais qu’il était fini. La course a été très ouverte, mais tu dois quand même toujours jouer juste et avoir les bonnes opportunités avec la météo. Avec l’ancien bateau, je ne pense pas qu’on aurait vu ça. Je suis contente de mon résultat, on n’est une vingtaine de bateaux à pouvoir jouer aux avant-postes, on verra ce que ça donne sur les prochaines étapes, on peut toujours avoir de gros écarts à l’arrivée. Là, c’est énorme. C’est une longue étape, on a passé 5 jours en mer, les bateaux sont plus physiques, les voiles sont plus grandes, on en a une de plus, on a donc plus de manœuvres à faire. Le bateau n’est super confortable, c’est très humide, même dans le cockpit. Il faut que je récupère rapidement, car on repart bientôt. Récupérer, se reposer au maximum et se prépare pour la prochaine étape, c’est mon programme. »

 

 

Justine à l’arrivée au ponton à Kinsale (Irlande), fatiguée, mais heureuse.

 

Justine à l’arrivée à Kinsale

Crédit photos : © Alexis Courcoux

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