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Wize by TeamWork vainqueur du Bol d'Or Mirabaud 2019 dans la catégorie M2 - ©

Wize by TeamWork vainqueur du Bol d’Or Mirabaud 2019 dans la catégorie M2

Le 18 juin 2019

Le mythique Bol d’Or Mirabaud, plus grande régate sur bassin fermée au monde, se déroulait samedi 15 juin sur le lac Léman et comptait, comme chaque année, comme une étape du M2 Speed Tour. Malgré un orage d’anthologie, avec un vent à plus de 30 noeuds et un lac démonté sur le retour du Bouveret, l’équipage du bateau Wize by TeamWork a su tirer son épingle du jeu et remporter cette 81ème édition dans la catégorie M2 en 12h 53mn. 

 

Le récit de Nils Palmieri :

« Tout s’est bien passé pour notre équipe du M2 Wize by Teamwork puisque nous ramenons le bateau sans dégâts et gagnons dans notre catégorie. Nous sommes 8ème au classement général !

Nous avons très bien régaté et l’équipage a fait preuve d’un grand sens marin lorsque les éléments se sont déchaînés.

Nous étions aux avant-postes des M2 avec Swiss Medical Network sur une bonne partie de la course. Mais nous avons été un peu frustrés (surtout moi !) lorsque beaucoup de M2 nous ont dépassés au Bouveret, que l’on passe en 6ème position, car cela comptait pour le championnat. Nous avons « fait la trace » une bonne partie entre la sortie du Petit-Lac et le Bouveret en exploitant très bien les brises thermiques jusqu’à ce qu’on s’arrête non loin de Meillerie. Les concurrents ont en profité en déviant leur trajectoire pour nous dépasser.

Néanmoins, nous sommes parvenus à transformer cette frustration en énergie positive. Le moment clé de la course c’était au moment de l’orage. Quand il a commencé, nous étions à nouveau dans le trio de tête dans la classe des M2 et tout proche des M1.

C’était violent. Je n’ai connu qu’une fois cela dans ma vie auparavant. C’était en Méditerranée, pas très loin de Gibraltar, avec le Class 40 Teamwork lors du convoyage Lisbonne – Barcelone. Mais un Class 40 est un bateau adapté à ce genre de coup de vent.

Nous avons tout affalé pendant une dizaine de minutes mais avons été les premiers à renvoyer progressivement de la toile en commençant par notre foc de brise. Entre le moment où nous avons tout affalé et la fin de l’orage, nous avons changé 5 ou 6 fois de configuration de voiles ! Nous avons aussi très bien géré la rotation du vent derrière le front orageux qui nous a donné une avance confortable peu avant le petit lac.

Ce qui a surpris tout le monde et a été un facteur aggravant, c’est que des très grosses vagues ont été générées. Et nous n’arrivions presque plus à avancer même lorsque le vent à mollit à 20-25 nds et que nous avons pu remettre de la toile. Ces vagues expliquent en grande partie les gros dégâts que la flotte des M2 a eu, surtout pour les concurrents restés proche de la côte suisse où les vagues devaient être monstrueuses.

La suite a été beaucoup plus calme et nous avons pu contrôler Degroof Petercam, notre adversaire direct jusqu’à l’arrivée qui s’est déroulé de nuit.

Le prochain Grand Prix est dans deux semaines. Mais avec deux tiers des bateaux M2 qui ne sont pas en état de naviguer à ce jour, on verra ce que ça donne. »

 

L’équipage était composé d’Arnaud Didisheim, Nils Palmieri, Antoine Thorens et Thoma Schultz.

 

 

 

 

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