Voile Montagne
TeamWork
 
Nils Palmieri : 15ème de la 3ème étape de La Solitaire du Figaro - ©

Nils Palmieri : 15ème de la 3ème étape de La Solitaire du Figaro

Le 17 septembre 2020

Nils Palmieri a terminé la 3ème étape de La Solitaire du Figaro en 15ème position (après jury) et 3ème bizuth après 4 jours 3 heures 41 minutes et 7 secondes sur un parcours théorique de 404 milles entre Dunkerque et Saint-Nazaire. Au classement général, Nils grimpe à la 18ème place. Chez les bizuths, le skipper TeamWork reste sur la 2ème marche du podium après 3 étapes à 18 minutes de Kevin Bloch. Il faudra tout donner sur la dernière étape sprint qui partira samedi en fin de journée.

« C’était une étape complètement hallucinante »
« Il y a eu pas mal de retournements de situation dans tous les sens, de nombreux changements de leaders. Le scénario de la fin est dingue. C’était une étape complètement hallucinante.
Je fais un bon début de course, je suis dans le coup jusqu’au matin de la 2ème journée, dans le bon groupe, c’est nickel. Arrivée en baie de Seine, il y a le choix de s’écarter au large ou de rester proche de la terre pour se protéger du courant car il y a une zone de molle à franchir.

Après Dieppe, je suis un des gars plus proche de la terre et je me dis qu’il faut contourner la dorsale anticyclonique par le nord. En fait, je perds du terrain en allant au large et c’est la cata car on n’est pas assez au large pour contourner dans le bon sens, les gars à terre nous mettent 20 milles. Donc je me retrouve dans les derniers aux côtés d’Armel Le Cléac’h. »

« Je suis passé par tous les états »
« On remet une couche en passant le raz Blanchard avec le courant dans le mauvais sens et dans une zone sans vent où l’on va rester empétolisés. Je suis passé par tous les états, je me disais que les gars de devant allaient passer tous les passages à niveaux dans le bon sens et que l’étape était pliée pour moi. » 

« C’est comme si tu avances sur un glacier et que tu n’as pas de visibilité. »
« J’ai retrouvé de la vitesse sur la descente jusqu’au nord de la Bretagne, puis vient le deuxième passage à niveau au Fromveur, tous les premiers passent avec le courant dans le bon sens. On arrive derrière, on sait que ça va être très très difficile de passer. Heureusement, on est 4 bateaux à opter pour la passe de la Chimère, un passage toxique tellement c’est étroit et tellement il y a des algues partout. On ne voyait rien à 10 mètres, le courant commençait à tourner, il n’y avait plus de vent, tu ne sais plus où tu vas, c’était hallucinant. Comme si tu avances sur un glacier et que tu n’as pas de visibilité. Entre le GPS qui t’indique où aller, le courant qui t’emmène ailleurs, dans un brouillard de malade plus les cailloux et les algues à éviter, c’était un peu flippant et irréel.

On a fini par revenir dans le coup. Je vois Armel loin devant et j’apprends qu’il est dans les premiers au classement. Je me dis alors que je ne suis pas trop loin. »

Une dernière nuit d’anthologie
« Finalement, le vent tourne, et je n’ai pas tant gagné dans l’affaire en passant l’Occidentale de Sein. Mais je fais une dernière nuit d’anthologie, je donne tout, je fais les bons choix. Je gagne de nouveau 5 places et jusqu’à l’arrivée je ne fais que gagner des places, les premiers ne sont pas très loin devant.
Avec un autre concurrent, on se pose la question de contourner Belle-Île par le Sud. Mais dans ma tête je me dis qu’on rallongerait la route et que je suis suffisamment revenu pour éviter de prendre des risques. »

« Il reste une étape pour grignoter quelques places »
« Au global je fais une bonne étape. Je fais quelques belles boulettes, mais c’était impossible de ne pas en faire. Tout le monde a l’impression d’avoir fait des bêtises colossales, on en a tous fait.
Je fais une bonne course même si je perds la première place au classement bizuths. Kevin Bloch a très bien navigué, il me met 1 heure à l’arrivée. Je suis à 18 minutes de lui après ces 3 étapes. Il en reste une pour grignoter quelques places au classement et repasser en tête du classement bizuths.

Maintenant place à la récupération. Julien mon préparateur s’occupe du bateau et je pense que je n’irai au bateau qu’une heure avant le départ samedi. »

Retrouvez tous les résultats ICI

Crédit photo : © Alexis Courcoux

Vos Réactions