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Solitaire du Figaro - Une 3ème étape ouverte - ©

Solitaire du Figaro – Une 3ème étape ouverte

Le 5 septembre 2021

Après 4 jours de pause à Fécamp, Nils Palmieri est sur le point de prendre le départ de la 3ème étape de la Solitaire du Figaro qui sera donné à 12h. C’est une étape piegeuse et ouverte de 624 milles qui attend le skipper TeamWork et les 33 autres figaristes engagés. Au menu de cette étape : une traversée de Manche en direction du sud de l’île de Wight, puis direction Land’s end (pointe occidentale de la Cournouailles) avec possibilité de longer les côtes ou de partir plus au large, puis une remontée vers l’île Lundy et le sud du Pays de Galle avant d’entamer la redescente vers la Baie de Morlaix via les îles Scilly.

Les mots de Nils avant le départ :
« Le jour de pause en plus m’a permis de bien débriefer avec Bertrand Pacé (coach de Lorient Grand Large) mais aussi avec mon psychologue du sport et les camarades d’entraînement de Lorient. Je pars d’attaque pour cette 3ème étape qui s’annonce bien bien bien compliquée avec 3 phases assez distinctes.

La première phase c’est la traversée de La Manche dans vraiment pas beaucoup de vent et pas mal de courant avec une arrivée à South Pullar au sud de l’île de Wight. Il n’est d’ailleurs pas impossible que l’on galère vraiment à passer la marque. Ensuite, on aura un choix assez cornélien à faire, soit aller au sud de La Manche, donc au nord de la France pour toucher plus de vent, mais il faut bien gérer le DST des Casquets, soit rester au nord, jouer dans un peu moins de vent avec les effets de pointes, une solution plus facile, plus sur la route directe et moins extrême. Il y a des chances que la flotte se sépare en deux à ce moment-là, mais ça dépendra du vent qu’on aura cette nuit en arrivant dans le sud de l’Angleterre, car selon l’orientation du vent, on risque d’être condamné sur un choix ou sur l’autre.

La 2ème phase de course, il y aura du vent qui rentre avec une petite dépression qui arrive, donc là on risque d’avoir un bon 20 nœuds, ça va durer 24 heures, le temps de bien progresser jusqu’à Land’s end, de contourner toute la pointe de la Cornouailles jusqu’à l’île de Lundy dans un flux assez fort.

La 3ème phase, c’est qu’une fois que la dépression est passée, on a un vent qui tourne bien au sud, voire même sud-ouest et là on a beaucoup de divergence sur le timing d’arrivée de ce vent, sur la force, ce n’est pas impossible qu’il y ait complétement pétole une fois que la dépression est passée.

Tout n’est pas aussi posé que sur les 2 premières étapes, donc il va falloir observer et réactualiser en permanence la stratégie, faire des scénarios, prendre ou pas des risques. Voilà la topo. »

Crédit photo : © Christophe Breschi

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